Claude-Marie Vadrot (né en 1939)
Claude-Marie Vadrot, né à Paris en 1939, est un journaliste et auteur français qui se définit comme spécialiste à la fois des pays en conflit et des questions d’environnement (protection de la nature, pollutions, espaces protégés). Militant écologiste, enseignant à l’université, grand reporter au long cours, il a également été collaborateur du Canard enchaîné, qu’il quitte en 1984.
Débuts et formation
Lauréat de la fondation Zellidja, Claude-Marie Vadrot commence sa carrière en collaborant à des titres de sensibilités très variées : presse de droite (L’Aurore), de gauche (Tribune socialiste) et d’extrême gauche (Politique hebdo). Il est titulaire d’un DEA de géographie et d’écologie, socle universitaire qui irrigue ensuite un parcours mêlant reportage, investigation, livres et enseignement.
Le Canard enchaîné : écologie, catastrophes industrielles et luttes locales
Militant écologiste, il écrit au Canard enchaîné de 1974 à 1984 sur des sujets emblématiques : les conséquences de la catastrophe de Seveso et le combat antinucléaire de Plogoff.
Il a été journaliste à la radio, au Canard Enchaîné, à Géo et au Matin de Paris, avant un long passage comme grand reporter au Journal du dimanche. Les sources convergent sur l’idée d’un journaliste déjà spécialisé, très tôt, dans le couple « environnement + grandes perturbations internationales » (conflits, crises, catastrophes).
Après le Canard : presse, magazines, télévision
Après 1984 il travaille pour Le Matin de Paris (1986-1988), puis pour GEO et des documentaires télévisés (1988-1990), et pour Le Journal du dimanche (1989-2006). Il a été grand reporter au JDD de janvier 1987 à octobre 2006.
Puis, il écrit comme journaliste indépendant, notamment dans Politis et Mediapart, et qu’il intervient régulièrement dans des émissions de télévision.
Enseignement, réseau professionnel, blog
À partir de 1985, Claude-Marie Vadrot enseigne à l’université Paris VIII (département géographie). Il y dispense des cours portant notamment sur :
- l’histoire des protecteurs de la nature et l’histoire du ministère de l’environnement,
- les espèces et espaces protégés,
- les pollutions et nuisances,
- les rapports médias et environnement,
- les guerres et l’environnement,
- la problématique des jardins familiaux et potagers.
Il est présenté comme ayant été délégué général de l’Association des Journalistes pour la nature et l’écologie, animant un réseau de journalistes et d’écrivains spécialisés dans ces questions.
Il tient aussi un blog intitulé « Environnement, nature et société : que disent et font les politiques… », décrit comme un espace de veille et de rappel des promesses, des oublis et des actes des responsables politiques en matière de protection de la nature, ainsi qu’un lieu de diffusion d’informations nationales et internationales que les médias « oublieraient » parce qu’elles ne cadrent pas avec les « petites phrases » de campagne.
Axes de spécialité : environnement et “grandes perturbations” internationales
Ses spécialités sont décrites à deux niveaux :
- l’environnement (protection de la nature, espaces protégés, médias et écologie),
- les grandes perturbations internationales (conflits, catastrophes).
Ses « pays de prédilection » sont indiqués comme :
- les ex-républiques de l’URSS (avec une accréditation permanente à Moscou),
- les Balkans, en particulier le Kosovo et l’Albanie,
- et l’Amérique latine.
On souligne enfin qu’il travaille « particulièrement sur les conséquences des conflits sur l’environnement ».
Films et reportages au long cours
La biographie Babelio mentionne la réalisation de plusieurs films (formats 26 et 52 minutes) pour la télévision sur la Russie (France 2), dont les derniers portent sur le Birobidjan et la pêche du caviar (France 3).
Elle cite aussi une série de reportages au long cours : sur les traces de Gengis Khan en Mongolie, sur la Route de la Soie, une descente en bateau de la Loire, le voyage « mythique » de Michel Strogoff, un mois sur le canal de Panama, sur les traces de Jack London (de San Francisco au Yukon), sur les traces d’Alexandre Dumas, et un mois sur le Belem.
Claude-Marie Vadrot se détache comme une figure de journalisme écologiste au long cours, qui fait passer l’environnement du statut de thème annexe à celui de sujet central, y compris quand il croise le dur des temps: catastrophes industrielles, choix énergétiques, conflits et leurs retombées sur les milieux et les sociétés. Sa sortie du Canard en 1984 marque moins une fin qu’un changement de formats: magazines, grands reportages, documentaires, enseignement, livres et veille critique.





