N° 2567 du Canard Enchaîné – 7 Janvier 1970
N° 2567 du Canard Enchaîné – 7 Janvier 1970
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Albin Chalandon, ministre… des promoteurs ?
Dans ce cinquième volet des “exploits du bel Albin”, Le Canard enchaîné taille un costard sur mesure au ministre de l’Équipement et du Logement. À travers documents, déclarations officielles et anecdotes savamment choisies, le journal s’amuse de ces passerelles discrètes entre haute fonction publique et affaires immobilières. L’affaire Foccart sert de préambule : dénoncer l’illégalité, explique le Canard, ce n’est pas immoral, c’est même un devoir civique.
Direction Ballainvilliers, Essonne, où l’urbanisme ressemble moins à un plan d’aménagement qu’à un jackpot pour certains promoteurs. On y croise trains vers Monsanto, zones agricoles soudain promises à la bétonisation, et “Grange aux belles lettres” où l’on n’écrit pas de poèmes mais des contrats en or. Les noms défilent : Bouygues, Delouvrier, et toujours, en arrière-plan, la machine administrative qui délivre des permis comme on distribue des petits pains.
Résultat : des milliers de logements collectifs, des opérations rentables, et un parfum de connivence qui colle aux fondations. Dans cette chronique, Albin Chalandon est peint en chef d’orchestre d’un urbanisme “sauvage”, où les intérêts privés semblent parfois jouer plus fort que l’intérêt général.
Hommages de Ribaud et Jeanson, suite au décès brutal de R. Tréno le 31 décembre.
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Tréno – Édition du Canard enchaîné du 7 janvier 1970
Ce numéro du 7 janvier 1970 s’ouvre sur une absence qui pèse comme une pleine page : Tréno est mort. Et, avec lui, c’est une certaine façon de “faire le Canard” qui se retrouve mise à nu, sans décor, sans trompettes, mais avec une émotion tenue, pudique, exactement à l’image de celui qu’on pleure. Le grand hommage signé André Ribaud raconte moins une “carrière” qu’une présence. Tréno, c’était le journal au quotidien : l’œil sur la chute, l’attention au lecteur, la phrase à reprendre, le papier à “améliorer”… jusqu’au bout. Même malade, même hospitalisé, il continue d’écrire, de téléphoner, de s’inquiéter du bouclage comme on veille une lampe qui doit rester allumée pour les autres.
L’article esquisse aussi un portrait de rédaction : une maison où ça vrombit, où les idées circulent, où l’exigence n’empêche pas la camaraderie. Tréno apparaît comme un patron-artisan, plus soucieux de la mécanique du journal que des honneurs. La suite en pages intérieures (“Une vie de journaliste”) remet des repères : Ernest Raynaud, né en 1902, engagé très tôt, passé par diverses rédactions, résistant pendant la guerre, puis figure centrale du Canard après la Libération. Correcteur devenu directeur, il incarne une morale du texte et une discipline de l’indépendance.
Dans la France du début des années 1970, encore secouée par l’après-68, cette Une n’est pas seulement un adieu : c’est un passage de témoin. “Maintenant, il faut faire le Canard”, aurait dit Tréno. Tout est là : continuer, sans poser, sans tricher, avec ce mélange de liberté, de précision et d’irrévérence qui fait l’hebdo.
👉 Pour découvrir l’analyse complète et replacer cet hommage dans le contexte politique et médiatique de l’époque, rendez-vous sur la page du blog Couac! consacrée à cette édition.





