N° 3203 du Canard Enchaîné – 17 Mars 1982
N° 3203 du Canard Enchaîné – 17 Mars 1982
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17 Mars 1982 : Cabu met les pieds au Palmipède pour la première fois.
Il ne sait pas encore que, trente-trois ans durant, jusqu’à la veille de l’attentat, il y reviendra chaque semaine pour exprimer toutes les facettes de son immense talent. (…)
Couac ! propose ses canards de 3 façons au choix
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Cabu débarque au « Canard » le 17 mars 1982 : il y est « l’invité de la semaine » et imagine Brejnev félicitant Georges Marchais. Cela fait trois mois que ce boulimique du dessin de presse connaît une sorte de passage à vide. Après treize années d’existence, « Charlie Hebdo » a fermé boutique le 23 décembre 1981 (et ne renaîtra de ses cendres que onze ans plus tard). Certes, chaque mercredi, Cabu fait le zouave à la télé dans « Récré A2 », avec sa complice Dorothée, et il aime ça, car « les enfants constituent le meilleur des publics ». Certes, il pige à droite à gauche, notamment dans « Télérama », mais il est vite refroidi par un procès que lui intente le syndicat patronal de la firme automobile Simca…
Mais, quand Roger Fressoz, alors patron du « Canard », lui fait savoir que ses dessins seraient accueillis « d’un œil bienveillant », Cabu n’hésite pas une seconde. A lui, le pacifiste irréductible, on offre de travailler dans le seul journal qui, créé au cœur de la Première Guerre mondiale en réaction à la censure et au bourrage de crâne patriotard, reste foncièrement antimilitariste ! A lui, l’anticlérical, de travailler dans le plus vieux journal anticlérical de France ! A lui, l’antifasciste, de travailler dans le journal que Le Pen attaque régulièrement en diffamation ! A lui, l’écolo, de travailler dans un des seuls journaux qui s’honore de refuser la pub et de ne jamais pousser à la consommation !
Très vite, Cabu inonde « Le Canard » de dessins. Et ça durera trente-trois ans. (...).
En tout, « Le Canard » aura publié plus de 8 000 « Cabu »… Sans compter tous ceux qu’il offrait généreusement aux lecteurs du Palmipède pour un mariage, un départ à la retraite ou même la communion solennelle du petit dernier… Merci, Cabu !
Jérôme Canard
Édition du Canard enchaîné du 7 janvier 2025





