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Les crayons du Canard

Charles Boirau

1890 - 1949

Sa participation au Volatile : 1921 à 1925

Charles Boirau (1889-1949)

Repères

Charles Boirau est un dessinateur humoriste, actif dans la presse illustrée de l’entre-deux-guerres et au-delà. Il collabore au Canard enchaîné de 1921 à 1925, tout en publiant dans d’autres titres, souvent proches des rubriques d’humeur, du dessin de presse et de l’illustration.

Au Canard enchaîné (1921-1925)

Entre 1921 et 1925, Boirau fait partie des signatures graphiques du Canard enchaîné. Sa présence s’inscrit dans une période où le journal consolide son identité satirique, et où l’apport des dessinateurs, au même titre que les chroniqueurs, participe de la “musique” du titre : une actualité croquée en biais, au trait et à la légende.

Un dessinateur qui circule dans la presse

Les notices disponibles montrent un parcours très “presse”, fait d’allers-retours entre hebdomadaires, illustrés et magazines. Parmi les titres auxquels il contribue figurent notamment : Floréal (1922), Le Chat Noir (1922-1923), Excelsior Dimanche (1923), L’Épatant (1924), Le Pêle-Mêle (1924-1927), ainsi que Le Régiment (1925) et Parisiana (1927-1930). Plus tard, son nom apparaît aussi dans des publications liées au monde colonial et maritime (Mer et Colonies, Le Monde Colonial Illustré), et encore dans Ric et Rac (1938) ou Almanach Sauba (1939-1940).

Illustration, cartes postales et ouvrages

Boirau ne se limite pas au dessin de presse au sens strict. Il illustre A. Demaison et participe à des couvertures (notamment celles du Saint). Il est également auteur de cartes postales, format populaire où l’efficacité du trait et de la chute visuelle compte autant que la virtuosité.

Un titre ressort particulièrement dans les informations disponibles : un album intitulé Les 7 plaies d’Afrique, édité en 1932 à Dakar, au moment où Boirau y est indiqué comme fonctionnaire. Cet élément relie directement son activité artistique à une période “africaine” plus documentée.

Dakar (1931-1935) : chroniqueur-dessinateur dans la presse locale

Lors de son passage à Dakar entre 1931 et 1935, Charles Boirau collabore à trois organes de presse : Les Annales coloniales, Le Monde colonial illustré et surtout Paris-Dakar, présenté comme le plus connu. Dans ce dernier, il tient deux rubriques : Le mois humoristique et Monsieur Touron, où il se met lui-même en scène.

Le même témoignage souligne que ses caricatures et dessins “chargés” ne visent pas particulièrement la population indigène, situant plutôt son travail dans une veine d’observation et de chronique, et non dans une production centrée sur la satire des colonisés. Quoi qu’il en soit, cette séquence dakaroise montre un dessinateur qui adapte sa pratique à un autre écosystème de presse : rubriques régulières, personnage récurrent, et humour de rendez-vous.

Dernières traces

Les éléments rassemblés font apparaître un parcours qui se prolonge au-delà des années vingt : contributions à des titres de la seconde moitié des années trente, et présence dans des almanachs à la charnière 1939-1940. Les informations disponibles ne détaillent pas davantage la fin de trajectoire, sinon un repère biographique global (1889-1949).

Sources et références

  • Dico Solo, notice “Boirau Charles”, Catherine Saint-Martin
  • Article sur la presse satirique et le dessin (passage sur Charles Boirau à Dakar, 1931-1935), africulture.com