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Les crayons du Canard

Alain Ghertman

Né en 1946

Sa participation au Volatile : 1993 à 2011

GHERTMAN (Alain Ghertman)

Repères

Alain Ghertman, né à Paris le 10 février 1946, est un dessinateur de presse et peintre français. Il collabore au Canard enchaîné de 1993 à 2011.

Des débuts autodidactes, du dessin de mode à l’actualité

Encore lycéen, Ghertman adhère au PCF. Autodidacte, il exerce divers métiers, commence comme manutentionnaire, connaît aussi le chômage, et passe par le travail de modéliste. D’abord « tête » du dessin de mode, il se tourne ensuite vers l’actualité sociale et politique.

Il publie ses premiers dessins de presse et caricatures d’hommes politiques dans Constellation, puis débute à L’Humanité en 1969. Il collabore ensuite (ou a collaboré) à de nombreux titres, dont L’Humanité (1969-1990), L’Humanité Dimanche, Options (1971-1974), La Nouvelle Critique, France nouvelle, Jazz Magazine, Révolution, ainsi qu’à des publications associées (almanachs, revues, etc.).

Au « Canard » (1993-2011)

À partir de 1993, Ghertman rejoint le Canard enchaîné, où il contribue jusqu’en 2011. Son approche s’inscrit dans une veine personnelle: on a pu souligner qu’il ne se contente pas d’illustrer l’événement en y ajoutant un commentaire, mais qu’il le bouscule, le transforme et le recrée par des raccourcis de temps et d’espace.

Un univers graphique très identifiable

Son dessin est décrit comme noir, fortement hachuré, mettant en scène des silhouettes épaisses dans un univers fort personnel. Cette exigence d’écriture se prolonge dans sa réflexion sur le trait: il dit devoir « sans cesse s’étonner », se méfier du trait « connu » qui ennuie, refuser d’« enfoncer un clou », préférer les ruptures, la composition, et rejeter l’anecdote autant que le « joli », revendiquant le « beau » comme le « laid ».

Le peintre: mémoire familiale, expositions, commandes

Ghertman mène en parallèle une œuvre peinte, marquée par l’histoire familiale: sa peinture est donnée comme fortement influencée par la déportation et l’exécution d’une partie de sa famille pour faits de résistance. En 1975, il obtient une aide à la première exposition du secrétariat d’État à la Culture. À partir de cette période, il expose personnellement dans plusieurs galeries, notamment à Paris (Daniel Gervis, D.M. Sarver, Clivages), mais aussi en régions (Jean-Claude Seine à Nîmes, Antoine de Galbert à Grenoble).

Il réalise également des travaux d’illustration et d’affiche: affiches de films (La Kermesse héroïque de Jacques Feyder; Pinocchio de Luigi Comencini; La Prise du pouvoir par Louis XIV de Roberto Rossellini), une affiche pour le Requiem de Mozart dirigé par Jean-Pierre Neel, et un décor d’opéra à Karlsruhe (mise en scène Jean-Louis Martinoty). Il illustre enfin Bel-Ami de Guy de Maupassant pour l’Imprimerie nationale.

Un numéro des Cahiers de l’Art Mineur (n° 22) lui est consacré.

Récompense

En 2007, il reçoit le prix Jean-Lurçat (Académie des Beaux-Arts) pour l’ouvrage Ailes d’Éric Chevillard, qu’il illustre.

Sources et références

Dico Solo (Catherine Saint-Martin) – notice « Ghertman » ;
notice Wikipédia « Alain Ghertman ».