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N° 1716 du Canard Enchaîné – 9 Septembre 1953

N° 1716 du Canard Enchaîné – 9 Septembre 1953

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Bidault, le Glaoui et les fantômes du Maroc : le Canard taille dans le vif

Dans le Canard du 9 septembre 1953, Tréno démonte la croisade pseudo-chrétienne de Bidault et expose les magouilles du pacha El Glaoui — de la spéculation coloniale aux projets sordides des années 1930. En parallèle, un billet féroce expédie Mitterrand “au mitard” corse pour avoir dénoncé la manœuvre. Un numéro incandescent, où la satire sert de scalpel pour ouvrir la crise coloniale française.

 

Couac ! propose ses canards de 3 façons au choix

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Canard au naturel
Canard en chemise

Chaque numéro ou journal anniversaire, peut être inséré dans une pochette cadeau au choix, d’un très beau papier pur coton, comportant une illustration originale spécialement réalisée pour COUAC ! par Fabrice Erre ou Laurent Lolmede, ou pour les premiers lecteurs du Canard Enchainé par Lucien Laforge.

Cette pochette cadeau assure aussi une conservation optimale du journal : un papier au PH neutre limitant la dégradation des vieux journaux sur la durée.

Décliné en 4 pochettes originales (5€)
Pochette offerte pour toutes éditions d’un prix supérieur à 59€
Visualiser les illustrations en cliquant sur le nom des auteurs

Canard laqué

Enchâssé entre deux feuilles d’acrylique (plexiglass extrudé*) il s’exposera aux regards sous son plus beau jour.

Les propriétés anti-UV de ce plexiglass de 2 mm lui assureront une conservation optimale limitant le jaunissement.

Le maintien entre les deux plaques, avec 8 petites pinces nickelées, supprime la vue des plis ainsi que leurs effets indésirables. Les marges autour du journal sont de 2 cm et sont ajustées au format de l’édition, qui a varié au fil des décennies.

*Transparence, légèreté, résistance aux chocs et aux UV

Cette présentation est déclinée en 2 options :

Plexi transparent (30€) servant de fond, plus discret mais élégant il permet aussi la vision de la dernière page du journal.
Plexi noir (35€) servant de fond, il met en valeur la teinte et le format du journal, s’harmonisant parfaitement avec les encres noires de la page.

Bidault, le Glaoui et le ridicule colonial : un démontage en règle par Tréno

Dans son édition du 9 septembre 1953, Le Canard enchaîné offre une page 2 d’une densité remarquable où Tréno, d’un côté, et un billet anonyme mais venimeux sur Mitterrand de l’autre, exposent le grotesque et la brutalité de la politique coloniale française. Tout y passe : les bénédictions chrétiennes de Bidault à l’un des potentats les plus décriés du Maroc, les montages financiers improbables de la Résidence générale, et l’absurdité d’un pouvoir qui préfère se venger d’un ministre démissionnaire que d’affronter ses propres compromissions.

Le “champion de la Chrétienté” et ses vieux démons

Tréno commence par un rappel acerbe : Bidault, avec sa déclaration “Je ne laisserai jamais le Croissant l’emporter sur la Croix !”, replace l’affaire marocaine non pas sur un terrain politique, mais symbolique – religieux, presque mystique. C’est précisément cette conversion du débat politique en croisade personnelle que le Canard démonte.
Face à lui, Thami El Glaoui, pacha de Marrakech, artisan majeur de la déposition du sultan Mohammed ben Youssef. Tréno expose que le “grand ami de l’Église” fut surtout l’un des plus grands bénéficiaires de l’ordre colonial. Le rappel de ses affaires douteuses, et en particulier du projet délirant de “Société d’urbanisme et d’entreprise générale du Maroc”, est d’une férocité chirurgicale.

Le scandale des “6 000 femmes” : quand l’urbanisme colonial vire à l'industrie du vice

Tréno cite longuement Maxence Van der Meersch et évoque ce projet où l’on envisagea noir sur blanc un “quartier réservé” pour 6 000 prostituées. Obligations publiques, aval administratif, et un Glaoui prêt à lancer l’affaire avec la bénédiction de Paris.
Ici, le Canard excelle : il montre que la colonisation n’a jamais été qu’une affaire d’argent, de clientèles, d’hommes d’affaires à képi ou à fez, bien loin des envolées morales dont s’entoure Bidault. Le contraste entre la presse “bien pensante” et les archives réelles est laissé au lecteur – mais il saute aux yeux.

Mitterrand, puni pour délit d’insoumission

En parallèle, le billet “Mitterrand au mitard ?” pousse la satire à l’absurde : l’ancien ministre de l’Intérieur, coupable d’avoir dénoncé la manœuvre politique qui a conduit à la déposition du sultan, se retrouve fictivement expédié dans un “camp de concentration” corse, sous la garde de miradors en forme de croissants jaunes.
Ce court texte dit tout : dans la IVe République finissante, il est plus facile d’humilier un ministre récalcitrant que de mettre au pas un notable comme le Glaoui. Le Canard montre une machine politique punissant les dissidents avec plus d’ardeur que les corrompus.

Une France au bord de ses mensonges

Le commentaire de Tréno est l’un des plus frappants de l’été 1953 : il renvoie la France à l’artifice de sa politique coloniale. Le Maroc est en feu, l’Indochine agonise, et au lieu de reconnaître la faillite d’un système à bout de souffle, Bidault et consorts s’enferment dans une fable chrétienne.
Le Canard ne se contente pas de la satire : il documente, cite, remonte la piste, dévoile l’arrière-plan financier et politique, et souligne même que le pacha de Marrakech n’a pas changé depuis 1932 : même homme, mêmes méthodes, même monde.

Un numéro qui annonce la fin d’un règne

En septembre 1953, nul ne le sait encore, mais toute l’édifice colonial français vacille déjà. La déposition du sultan a mis le feu aux poudres ; la guerre d’Algérie se profile. Les articles du Canard témoignent d’un journal qui, bien avant beaucoup d’autres, comprend que l’histoire vient de tourner.
Ce texte, aujourd’hui, est un document : un instantané de l’aveuglement officiel, et de la lucidité d’un hebdomadaire qui refuse de participer à la mascarade.


 

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