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N° 1821 du Canard Enchaîné – 14 Septembre 1955

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Cet article intitulé « Le Dieu de Ben Arafa », signé par Morvan Lebesque et publié dans Le Canard enchaîné du 14 septembre 1955, est une analyse caustique et philosophique sur l’affaire marocaine et le rôle de Ben Arafa. Lebesque y dénonce l’utilisation de la religion et de la mystique divine pour justifier des choix politiques discutables, tout en établissant un parallèle historique avec l’Affaire Dreyfus.

L’article s’ouvre sur une mise en contexte : l’affaire du Maroc dépasse les frontières de la simple politique pour s’enraciner dans les consciences et diviser l’opinion française en deux blocs. Lebesque compare cette situation à celle de l’Affaire Dreyfus, soulignant comment, malgré l’éclatement de la vérité sur l’innocence de Dreyfus, certains continuèrent à nier cette évidence par fidélité à une « raison supérieure », une mystique.

En tirant ce fil, Lebesque décrit un « homme de droite » imaginaire, représentant ceux qui, même confrontés à des vérités contraires à leurs convictions, persistent par principe. Cet homme, bien qu’abandonné par ses amis et brisé politiquement, est loué pour sa fidélité à ses principes. À l’opposé, il décrit ceux qui, dans l’affaire Ben Arafa, utilisent des justifications divines pour légitimer leur position, citant des éditoriaux affirmant que le Sultan aurait été investi d’une « mission divine ».

L’ironie de Lebesque culmine dans sa critique de cette invocation divine. Il tourne en dérision les manipulateurs de cette rhétorique religieuse, qualifiant cette mission d’une prétendue volonté divine d’être plus une invention humaine qu’un véritable appel céleste. Selon lui, Ben Arafa, choisi par quelques figures influentes marocaines et françaises, symbolise un pouvoir imposé à un peuple désabusé, dépourvu de toute légitimité populaire ou morale.

L’article se termine par une critique cinglante des responsables de cette mascarade. Lebesque appelle à laisser Dieu hors des affaires humaines, rejetant cette instrumentalisation du divin pour couvrir des ambitions politiques égoïstes. Avec une plume acerbe et un ton empreint de lucidité, il souligne l’hypocrisie des protagonistes tout en appelant à un retour à l’honnêteté et à la rationalité dans la gestion des affaires marocaines.

Dans ce texte, Lebesque, fidèle à son style incisif, éclaire les rouages du pouvoir colonial et des manipulations politiques, tout en offrant une réflexion plus large sur la moralité dans l’action publique.

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