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N° 1847 du Canard Enchaîné – 14 Mars 1956

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L’article « Une Tragédie » de Morvan Lebesque, publié dans Le Canard enchaîné du 14 mars 1956, est une puissante réflexion sur la notion de justice, de culpabilité et d’humanité, à travers le récit glaçant de l’exécution d’Eddie Slovik. Ce soldat américain, fusillé en 1945 pour désertion, est au cœur d’un cas tragique qui dépasse le simple fait divers pour devenir une dénonciation des mécanismes inhumains de la guerre et de la société.

Lebesque ouvre son texte avec une analyse philosophique : une tragédie ne réside pas dans une opposition simpliste entre bons et méchants, mais dans le conflit de deux raisons, de deux justices. Slovik, exécuté à l’âge de 25 ans, est présenté comme une victime de ce conflit absurde. Son crime ? Un acte de faiblesse, un refus d’affronter l’horreur de la guerre, mais aussi un choix de survie dicté par une vie marquée par la misère et l’abandon.

Le portrait de Slovik, fils d’émigrés polonais, révèle une vie de souffrances et de privations. Emprisonné pour avoir volé un pain à 12 ans, il découvre la liberté et l’amour après des années de détention. Lebesque insiste sur cette ironie : l’homme qui a enfin trouvé une raison de vivre est envoyé sur le front pour défendre une patrie qui l’a toujours ignoré. L’auteur questionne alors les valeurs prônées par l’Amérique, qui parle de liberté et de justice tout en sacrifiant les individus sur l’autel de la guerre.

La description de l’exécution de Slovik est poignante. Après une confession maladroite, qui scelle son destin, Slovik est abattu par l’armée américaine, seule institution à l’avoir reconnu, mais uniquement pour le punir. Lebesque pointe l’hypocrisie de cette décision : punir un homme pour lâcheté, alors qu’il avait été formé par des années de privation à la soumission et à la peur.

En conclusion, Lebesque élargit son propos pour dénoncer les absurdités et les horreurs de la guerre. La tragédie de Slovik devient le symbole de l’inhumanité des systèmes militaires et judiciaires. Cet article, empreint d’une profonde compassion et d’une indignation sourde, rappelle l’importance de toujours questionner les institutions qui prétendent agir au nom de la justice.

Couac ! propose ses canards de 3 façons au choix

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Chaque numéro ou journal anniversaire, peut être inséré dans une pochette cadeau au choix, d’un très beau papier pur coton, comportant une illustration originale spécialement réalisée pour COUAC ! par Fabrice Erre ou Laurent Lolmede, ou pour les premiers lecteurs du Canard Enchainé par Lucien Laforge.

Cette pochette cadeau assure aussi une conservation optimale du journal : un papier au PH neutre limitant la dégradation des vieux journaux sur la durée.

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Pochette offerte pour toutes éditions d’un prix supérieur à 59€
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Enchâssé entre deux feuilles d’acrylique (plexiglass extrudé*) il s’exposera aux regards sous son plus beau jour.

Les propriétés anti-UV de ce plexiglass de 2 mm lui assureront une conservation optimale limitant le jaunissement.

Le maintien entre les deux plaques, avec 8 petites pinces nickelées, supprime la vue des plis ainsi que leurs effets indésirables. Les marges autour du journal sont de 2 cm et sont ajustées au format de l’édition, qui a varié au fil des décennies.

*Transparence, légèreté, résistance aux chocs et aux UV

Cette présentation est déclinée en 2 options :

Plexi transparent (30€) servant de fond, plus discret mais élégant il permet aussi la vision de la dernière page du journal.
Plexi noir (35€) servant de fond, il met en valeur la teinte et le format du journal, s’harmonisant parfaitement avec les encres noires de la page.