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Les plumes du Canard

Max de Bonnefous de Caminel , dit Max de Caminel

1904 - 1974

Sa participation au Volatile : 1961 à 1971

Max de Caminel 

par Vazquez de Sola

L’équipe du Canard – Dictionnaire Canard 72, p 137 – détail –

Max de Caminel (Max de Bonnefous de Caminel)

Repères

Nom : Max de Bonnefous de Caminel (dit Max de Caminel)
Naissance : 30 mars 1904, Le Mans
Mort : 10 mars 1974, Viroflay

Un homme de “marbre” : le professionnel de la page

Journaliste de métier, Max de Caminel entre très jeune dans la profession, au lendemain de la Première Guerre mondiale : quand Le Canard enchaîné lui rend hommage en mars 1974, cela fait “plus de cinquante ans” qu’il fréquente les ateliers, les rédactions et les contraintes du bouclage. Sa spécialité n’est pas la phrase mais la page : il est un virtuose du “marbre”, ce savoir-faire de fabrication et de mise en place qui transforme des textes en journal lisible, équilibré, prêt à partir sous les rotatives.

Dans les souvenirs de ses confrères, c’est un professionnel “remarquable”, d’un talent “sûr, délié, rapide”, capable de monter une page en jouant avec la bousculade du bouclage, dans le bruit des machines et “les odeurs de plomb”, cette atmosphère d’imprimerie de presse qu’il aimait “jusqu’à la fin”.

Avant le Canard : la grande cuisine des quotidiens parisiens

Avant (et après) la Seconde Guerre mondiale, Max de Caminel assure ce travail de mise en page pour la quasi-totalité des quotidiens parisiens. Parmi ceux cités figure notamment La Nation et Le Parisien libéré. Cette expérience, forgée au long cours, lui donne une maîtrise rare de la “cuisine” du journal : la rigueur, l’efficacité, et le sens du moment où l’on n’a plus le droit d’hésiter.

Au Canard enchaîné : 1961–1971

Selon les éléments biographiques disponibles, Max de Caminel rejoint Le Canard enchaîné pendant la guerre d’Algérie et y assure la mise en page à partir de 1961. L’hommage publié dans l’édition du 13 mars 1974 le présente comme secrétaire général de la rédaction, et précise qu’il “avait rejoint” l’équipe à cette époque.

Sa collaboration au journal s’étend de 1961 à 1971. L’hommage, lui, souligne surtout l’évidence de son intégration : “tout de suite” il s’est senti chez lui parmi eux, et eux l’aimaient beaucoup.

Portrait moral : une élégance et une pudeur

Au-delà du technicien, le texte d’adieu dessine un personnage “hors du commun”, l’une de ces “dernières figures d’une certaine belle époque du journalisme”. Brillant, parisien, ne se trouvant bien qu’à Paris, compagnon “délicieux”, il est décrit avec une élégance nonchalante “à la Jules Berry”, et une vitalité étonnante : à près de soixante-dix ans, une jeunesse de cœur et d’esprit “rare”.

Son amitié est dite fidèle, attentive, délicate, pudique, et d’une gentillesse “vraie” à chaque instant. Il compte “tant d’amis” que cela devient presque une définition de lui.

Dernières lignes

Max de Caminel meurt le 10 mars 1974, “emporté par un mal implacable”. Ribaud salue à la fois l’artisan du bouclage, l’homme du marbre, et le camarade, et adresse à sa femme et à ses enfants l’assurance d’une peine partagée.

 

Sources et références

Wikipédia
Édition du Canard enchaîné du 13 mars 1974