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N° 1822 du Canard Enchaîné – 21 Septembre 1955

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L’article intitulé « Les Boucs », signé par René Fallet et publié dans Le Canard enchaîné du 21 septembre 1955, est une réflexion aiguisée sur le racisme et la condition des Nord-Africains en France métropolitaine. Inspiré par le roman de Driss Chraïbi, Les Boucs, Fallet utilise l’œuvre comme un tremplin pour dénoncer les préjugés et l’hypocrisie qui entourent les travailleurs immigrés.

Fallet commence par énumérer les sobriquets péjoratifs qui désignent les Nord-Africains en France – « ratons », « crouilles », « melons »,… –, soulignant d’emblée le poids des stéréotypes et du racisme ordinaire. Il met en lumière l’éloquence et la force littéraire de Driss Chraïbi, dont le livre, bien plus sérieux que les clichés de Dupont-Durand, donne une voix à ces travailleurs souvent invisibilisés ou méprisés.

L’article décrit les conditions de vie sordides de ces ouvriers : des « caves de Gennevilliers » où ils s’entassent, des « chambres à punaises », et les abus qu’ils subissent dans un pays qui les traite comme des parias tout en exploitant leur force de travail. Fallet souligne l’ironie cruelle du système : ces hommes, venus travailler « pour envoyer deux sous au pays », sont relégués à une existence misérable tout en étant vilipendés par une société qui profite de leur labeur.

La force de l’article réside dans son ton indigné et mordant. Fallet pointe l’aveuglement collectif qui consiste à justifier ces injustices par des clichés éculés, qualifiant ces immigrés de « feignants » ou de « parasites ». Il dénonce également la rhétorique coloniale qui camoufle la violence sous une façade de fausse générosité. Pour lui, les « boucs » finiront par devenir les victimes d’une société qui les méprise autant qu’elle les exploite.

L’article se termine sur une note amère, rappelant que cette dynamique d’exploitation et de mépris mène inévitablement à des catastrophes sociales. La plume de Driss Chraïbi, estime Fallet, est un véritable coup de poing contre cette hypocrisie. Avec son style direct et sa clarté, Fallet réussit à offrir une critique incisive et émotive de la condition des Nord-Africains dans la France des années 1950, tout en rendant hommage à l’écrivain qui a osé briser le silence.

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