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N° 444 du Canard Enchaîné – 31 Décembre 1924

N° 444 du Canard Enchaîné – 31 Décembre 1924

79,00 

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Plus bas que l’empire ! La liberté de la presse étranglée : Le gouvernement de Mr Herriot va poursuivre le canard enchaîné, par Maurice Morice

Pour le haut commerce, un bicentenaire qu’il ne faut pas oublier : La promotion Louis mandrin – Palmes académiques – A la chambre : Le budget des colonies remporte un gros succès – Spéculations, par G. de La Fouchardière – Le mystère de l’homme coupé en morceaux : Une trouvaille bien inattendue – Prédictions pour 1925, par Whip – Un point de droit fiscal éclairci – Sur la piste, dessin de Révac 

Couac ! propose ses canards de 3 façons au choix

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Canard au naturel
Canard en chemise

Chaque numéro ou journal anniversaire, peut être inséré dans une pochette cadeau au choix, d’un très beau papier pur coton, comportant une illustration originale spécialement réalisée pour COUAC ! par Fabrice Erre ou Laurent Lolmede, ou pour les premiers lecteurs du Canard Enchainé par Lucien Laforge.

Cette pochette cadeau assure aussi une conservation optimale du journal : un papier au PH neutre limitant la dégradation des vieux journaux sur la durée.

Décliné en 4 pochettes originales (Gratuite)
Pochette offerte pour toutes éditions d’un prix supérieur à 59€
Visualiser les illustrations en cliquant sur le nom des auteurs

Canard laqué

Enchâssé entre deux feuilles d’acrylique (plexiglass extrudé*) il s’exposera aux regards sous son plus beau jour.

Les propriétés anti-UV de ce plexiglass de 2 mm lui assureront une conservation optimale limitant le jaunissement.

Le maintien entre les deux plaques, avec 8 petites pinces nickelées, supprime la vue des plis ainsi que leurs effets indésirables. Les marges autour du journal sont de 2 cm et sont ajustées au format de l’édition, qui a varié au fil des décennies.

*Transparence, légèreté, résistance aux chocs et aux UV

Cette présentation est déclinée en 2 options :

Plexi transparent (30€) servant de fond, plus discret mais élégant il permet aussi la vision de la dernière page du journal.
Plexi noir (35€) servant de fond, il met en valeur la teinte et le format du journal, s’harmonisant parfaitement avec les encres noires de la page.

Plus bas que l'empire ! La liberté de la presse étranglée : Le gouvernement de Mr Herriot va poursuivre le canard enchaîné, par Maurice Morice

Cette une du Canard enchaîné du 31 décembre 1924 a l’élégance des scandales bien repassés et la brutalité d’un nœud coulant. Sous la grande banderole « La liberté de la presse étranglée », le journal ne joue pas au martyr en chemise froissée : il montre la corde, les mains qui la tirent… et les convives qui trinquent pendant que ça serre.

Le papier signé « Maurice Morice » (pseudo collectif) vise d’abord le gouvernement Herriot et sa “courtoisie” de bon ton. Le Canard n’est pas dupe : la politesse parlementaire n’empêche pas les poursuites, elle les rend seulement présentables, comme un procès servi en gants blancs. La thèse est simple et redoutable : la censure moderne n’a pas besoin de bottes, elle se contente d’un tampon, d’un parquet… et d’un sourire.

Au centre, le dessin de Guilac complète l’acte d’accusation avec une gaieté sinistre : « Le Banquet Nalèche », où l’on lève les verres « à l’étranglement de la presse ». Or Nalèche, président du syndicat de la presse parisienne, n’est pas un nom décoratif : il incarne cette presse installée qui sait se tenir près du pouvoir, quitte à laisser d’autres journaux se débattre dans la nasse. Et la présence très lisible de Herriot caricaturé parmi les convives est une trouvaille au scalpel : le pouvoir n’est pas seulement celui qui menace, il est à table, il participe au toast, il fait partie du décor mondain de l’étouffement.

Enfin, il y a la botte secrète du Canard : publier une « note confidentielle » d’une brièveté assassine, puis attendre la réaction. Si l’État poursuit, il avoue qu’il craint la lumière. S’il ne poursuit pas, il laisse circuler le document. Dans les deux cas, le journal retourne l’arme contre le tireur.

Pour lire l’analyse complète, avec les détails savoureux de cette mécanique de l’intimidation “polie” et de la connivence en smoking, allez sur la page du blog : c’est là que cette une révèle tout son art, celui d’un Canard qui préfère les preuves aux postures… et les banquets aux bons sentiments.