N° 2422 du Canard Enchaîné – 22 Mars 1967
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Une presse sans plumes ? Pas question !
Jérôme Gauthier taille un costard à la confrérie des préto-journalistes
Dans un texte rageur et ciselé, Jérôme Gauthier règle ses comptes avec une certaine presse qui « se passe de [sa] sympathie » — et vice versa. Prétexte du coup de bec : la triple condamnation de Devay, patron de Minute, à l’initiative de Pierre Lazareff (France-Soir), pour injure publique. Ce qui hérisse Gauthier, ce n’est pas la défense de Minute, mais le principe : « chaque fois qu’un journaliste porte plainte contre un autre, il se fait affront à lui-même ».
Ce plaidoyer pour une presse vive, irrévérencieuse, jamais servile mais toujours risquée, sonne comme une leçon de journalisme à l’ancienne, nourrie de « trente-six ans de brûlots éphémères ». Et le Canard, qui peut « se flatter d’une panoplie de plumes et de crayons qui ne furent pas prodigues de caresses », entend bien continuer à picorer là où ça fait mal.
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